L’action communale en synthèse

L’action communale en synthèse

4 octobre 2021 0 Par Le Preuilloux

L’état s’est attaché ces dernières années à éloigner l’élu de base qu’est le maire des décisions locales. Ainsi il a limité le rôle et l’action communale du maire. Pensant avec une logique implacable qu’il était responsable de nombreux freins aux transformations nécessaires de l’état.

Comme la fermeture d’une classe en zone rurale, la gestion de l’assainissement et de la distribution de l’eau, la dissolution de syndicats communaux remplacés par des communautés de communes de plus en plus grandes, l’agrandissement des régions. Droite comme Gauche, unies dans la même volonté de reprendre en main ces villages gaulois que de Gaulle disait ingouvernables.

Notre nouveau maire y trouve son compte.

Discipliné et incapable de prendre des initiatives, c’est un grand suiveur devant l’éternel. Il est de ces maires modernes qui se limitent à inaugurer les chrysanthèmes et les voies vertes. Féru des photos de presse où il se voit superbe, avec son écharpe tricolore, sur les pages de la presse locale.

Sinon il n’est pas dérangeant il dit OUI a toutes les décisions qui lui viennent des autorités. C’est un gentil, sauf avec les citoyens dont il a la charge. Là il dit non à tout. Effrayé, semble-t-il, par toute prise de décision on commence à douter qu’il ait eu quelquefois des responsabilités.

Conseil municipal en souffrance

Dans la même logique il bâcle l’organisation des réunions de conseil municipal. Il semble incapable de mener une réunion en raison de son impréparation. Il a une méconnaissance regrettable des sujets et des dossiers qui sont à sa charge. 12 ans d’élu dont 6 dans l’équipe municipale et 6 comme rescapé d’une élection. Élection, où il s’est vu sauvé des eaux par quelques voix isolées. Pourtant de nombreux électeurs l’avaient poussé à devenir maire disait-il. Les promesses ne sont pas des votes, on s’en est rendu compte.  Incapable de gérer la contradiction il clôt le débat maladroitement.  Monsieur je sais tout devant la réalité du pouvoir, a perdu de sa superbe.

A preuilly sur Claise rien de nouveau

Après avoir voulu révolutionner la commune en jetant tout ce qui avait été fait avant. Le maire se contente aujourd’hui de tenter de contenir la vague de plus plus forte des critiques et des contestations sur sa gestion. Lui qui se faisait le chantre de la communication, de l’information du public pour expliquer ses projets. Il se heurte à sa difficulté de communiquer et à l’absence de projet concret. Il clamait vouloir ouvrir les commissions a des non élus. Les commissions ne se réunissent pas et celle qui est constituée selon ses vœux est mise en sommeil.  Le projet des petites villes de demain qu’il voulait s’approprier a fait long feu. Il lance des idées à la presse. On ne voit rien venir alors que les autres communes du département ont déjà avancé.  Il se contente pour le moment de poursuivre les projets lancés par l’ancienne municipalité.

L’imagination et l’improvisation est au pouvoir …

Le pire, est qu’avec son équipe il impute ses ratés à l’ancienne équipe municipale dont il est issu avec ses adjoints et un conseiller. En dernière date, la commission chargée de valider les résultats de la consultation d’entreprises pour les travaux de la Chapelle a rendu son verdict. Celle-ci a décidé en toute illégalité, avec la réglementation des marchés de prendre l’entreprise la moins bien classée sur les critères prévus. En conséquence de quoi le maire et la majorité des élus de sa majorité ont soutenu avec virulence cette position.
Mathieu Barthemy releve que le non-respect des clauses du marché pouvait entraîner des pénalités financières à la commune. Il n’a pas été écouté. Le conseil arrogant a validé cette décision. Certain pensant avoir les pleins pouvoirs pour mener l’action communale, d’autres avoir des compétences juridiques … Décision qu’elle a dû annuler après s’être renseignée auprès de personnes compétentes. Incapable d’assumer ses errements, le maire a fait reporter la responsabilité sur l’ancien conseil qui aurait dû s’engager d’après lui, et d’après le président de la SAP sur une tranche de travaux non prévu au marché encours. Rumeur dont se fait l’écho certains élus, désespérés de voir leur aura s’étioler de jour en jour. Baliverne ! Aucun Conseil municipal sérieux ne se serait engagé sur le financement d’une tranche de travaux non financée.

La communauté de communes et les transferts de budget

Ils s’acharnent sur le lotissement avec une certaine mauvaise foi et une méconnaissance du sujet. Par contre en élus disciplinés, ils se félicitent du transfert des budgets eaux et assainissement en niant le fait que celui-ci a privé la commune d’un fond de roulement de 200 000 € minimum. limitant financièrement les actions communales envisageables. Même si ce transfert a une justification écologique elle a aussi une justification économique pour la communauté de communes. Celle-ci ne fait qu’intervenir sur des travaux courants faits avant par les employés communaux. Faits aujourd’hui par des entreprises privées à un coût plus élevé, contrevenant à la promesse de la communauté de communes de poursuivre une gestion type communale. Supposons que nos élus aient raison sur le fait que la CCLST supporte des coûts élevés sur la gestion de ces transferts. N’est-ce pas plutôt le fait, souvent dénoncé, que ces grosses structures gèrent plus mal qu’une commune proche du contribuable.

Par ailleurs, un élu conseiller délégué assure que la communauté de communes va investir dans ce cadre, des sommes folles pour irradier le plomb des raccordements de près de 300 habitations. Habitations, que l’ancien maire aurait exposées à des risques inconsidérés. La documentation jointe, prouve que non seulement la gestion était adaptée, mais que les risques étaient limités.

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